Quelques poèmes sur le thème des transports
- Macro

- il y a 3 heures
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Voilà quelques années que j’ai recommencé à écrire de la poésie, et je ne sais pas trop encore comment la partager. Sur ce blog, sur les réseaux, en texte, en vidéo ? Je vous propose de faire ici quelques articles thématiques, vous me direz ce que vous en pensez.
Je commence par le thème des transports. Peut-être étonnant, pas tant si on sait que je suis retournée en région parisienne depuis 9 ans, et les transports, c’est un quotidien auquel on ne peut échapper. Ils me frustrent, me rendent dangereusement aigrie, mais sans eux je serais bien embêtée et ils nourrissent ma poésie.
C’est lors d’un long trajet en RER que j’ai écrit :
« Les trains ne sifflent plus Ils vrombissent et s’élancent Parcourir des distances Que l’on ne ressent plus » (Les trains ne sifflent plus, 29 avr 2023)
Et dans un transilien en plein mois de mai, le nez collé à la fenêtre :
« Le long des rails Armée innombrable prête pour la bataille Ils couvrent de rouge le printemps nouveau Les rouges coquelicots » (Le long des rails, 18 mai 2023)
En attendant une amie à gare du Nord pour lui remettre des affaires :
« Chaos apparent Flot incessant Toutes directions A l’unisson Gare du Nord Un jeudi soir » (Croisements, 14 déc 2023)
Bloquée dans d’importantes perturbations :
« Je vis parfois ce paradoxe Le soleil suit sa course mais le temps s’est arrêté Je suis en marge du cosmos L’univers rapetisse mais il semble dilater Je vois les planètes qui s’agitent Hors de leur orbite, elles perdent tout sens de gravité Et je crois voir dans leur folie Qu’elles ne connaissent pas la main qui les a perturbées A cet arrêt de bus, coincée C’est bizarre mais je suis parfaitement à ma place Et je sens une paix qui surpasse Peut-être même l’espérance d’être enfin arrivée » (Paradoxe temporel, 23 fév 2024)
En attendant mon RER habituel à la gare Saint-Lazare :
« Je marche en musique chaque pas est rythmé Tout mon être s’agite dans un silence complet En attendant mon train j’arpente les quais Dans une joie euphorique je me sens transportée » (En attendant mon train, 16 juin 2026)
C’est étrange comment les transports me donnent parfois envie de quitter la région, sont parfois ma plus grande source d’inspiration. Je suis en paix, mais aussi terriblement frustrée par ceux qui se croient seuls et ne respectent pas les autres. C’est un lieu de ténèbres, mais profondément humain. Un lieu du quotidien, où je dois me rappeler chaque jour d’aimer mon prochain, ne pas fermer les yeux, être patiente, tendre la main.

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