Le visible naît dans l’invisible
- Macro

- 24 avr.
- 2 min de lecture
C’est juste une réflexion que j’aimerais partager. Le silence n’est pas un manque d’activité. Tout ce qui naît a commencé caché. Le grain en terre, un enfant dans le sein de sa mère, une pensée, des croquis dans un carnet privé. Du temps pour se reposer.
On dirait une excuse pour le blog mensuel que j’ai un peu délaissé depuis janvier, mais c’est une vraie réflexion sur le rythme que je me suis donné. Publier sur les réseaux 4 fois par semaine ne me laissait aucune place au travail plus discret de la réflexion, l’observation, le perfectionnement de techniques. Il fallait que j’enchaîne sans cesse les tableaux ou que je trouve des idées de vidéos.
Alors j’ai doucement ralenti le rythme. 3 publications, puis 2, puis 1. J’ai eu à nouveau le temps de souffler. De réfléchir, de méditer. De rater, de recommencer.
Après une discussion avec ma sœur, je me suis rendue compte que mon objectif des trois ans, les chiffres que je devais atteindre, la panique quand ce n’était pas le cas, tout cela, c’était loin de ma motivation première. Certes, dans mon souci de professionnalisation, j’ai voulu me discipliner, être sérieuse, me donner un programme et des buts à atteindre. Tout n’est pas à jeter à la poubelle. Peindre, c’est aussi travailler.
Mais je n’ai plus besoin du test des trois ans. Je sais que je veux être artiste et je ne vais pas lâcher (à moins que Dieu lui-même me fasse lâcher). Que même si les ventes devaient s’effondrer je continuerai (sauf si vraiment je n’ai plus aucun argent pour m’acheter de quoi continuer). Je n’ai plus besoin de chiffres pour constater que Dieu est fidèle et qu’il me soutient.
Je vais à nouveau prendre la création telle qu’elle est : parfois lente et invisible. Mais dans le secret, elle bouillonne, se prépare, puis elle apparaît !




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