Retour d’expositions
- Macro

- 19 déc. 2025
- 3 min de lecture
Ces dernières semaines, je suis allée à quelques expositions dans Paris : celle de Jacques Louis David au Louvre (jusqu’au 26 janvier 2026), John Singer Sargent au musée d’Orsay (jusqu’au 11 janvier 2026) et Kandinsky à la Philharmonie de Paris (jusqu'au 1 février 2026).
La première est absolument impressionnante. Elle retrace la longue carrière du peintre français, de ses premières toiles d’étudiant cherchant à se faire un nom à ses fameux portraits de Napoléon…
…en passant par ses toiles les plus titanesques et qui ont marqué l’histoire de l’art, comme : Le Serment des Horaces ou les Sabines.
Sa technique est irréprochable, ses couleurs sont vibrantes (j’aime beaucoup son utilisation du rouge/rose !), la composition est parfaitement calculée, et puis la lumière, les drapés, les textures… Il n’y a qu’un mot : c’est beau.

Cependant, un peu ironiquement, celles qui m’ont le plus touchée, c’est sans doute ses toiles inachevées. Elles n’ont pas été, couche après couche, rendues parfaites, on voit encore les traces de pinceau, ça donne quelque chose de vivant qui me plaît bien.
La deuxième, c’est celle d’un peintre américain mais qui a énormément voyagé et réalisé une partie de sa carrière à Paris. Il y a réalisé bon nombre de portraits, dont l’un, celui de madame X, a fait grand scandale à l’époque, mais est reconnu aujourd’hui comme un chef d’œuvre.
Cette exposition a été un véritable coup de cœur. Lui aussi, sa technique est impeccable, et cela dès ses dessins en école d’art qui ont grandement impressionné son professeur (et moi aussi !)

Mais sa touche est un plus « impressionniste » et crée une atmosphère captivante qui nous transporte dans un autre monde. J’ai été régulièrement émue aux larmes, surtout devant ses toiles de voyage (en France, en Italie, en Espagne, au Maroc...).
J’ai du mal à comprendre et exprimer ce qui m’a autant touché, par exemple devant une toile comme Fumée d’ambre gris : est-ce la beauté des motifs sur le tapis et le sol ? Le reflet de la lumière sur l’encensoir ? Le soleil qui frappe le voile de la jeune femme ou l’ombre qui couvre son visage ? Les grands murs blancs qui l’entourent ? Et puis la toile est immense, on est nous-même projetés en ce lieu solennel, dans un temps figé, on contemple un bout d’éternité.

La troisième est dans un tout autre genre, puisqu’elle retrace la carrière du peintre russe expressionniste et abstrait Kandinsky, et en particulier ses recherches de fusion entre les arts, notamment la peinture et la musique (mais aussi la poésie, le théâtre…). Contrairement aux deux autres peintres, il y a une différence saisissante entre ses premiers tableaux et ses derniers, et l’exposition nous permet d’en comprendre le cheminement progressif.
C’était très intéressant et souvent surprenant de découvrir tout son univers, ses mises en scènes de formes et de couleurs, ses peintures qui représentent la musique, ses poèmes visuels et sonores, son implication dans le collectif d’artistes du Cavalier bleu et la création de son almanach.
A dire vrai, pour avoir vu cet été l’expo sur Gabriele Münter au Musée d’Art Moderne, je lui préfère sa période expressionniste et ses paysages colorés...

...même s’il est certainement plus connu et reconnu pour ses toiles pleinement abstraites et ses dernières grandes compositions.
Je vous recommande chaudement ces trois expos à vite aller voir avant leur clôture, et en particulier celle sur Sargent !









































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